L'entraînenement de lundi est reporté. La date du premier entraînement de la saison sera communiqué dès que nous aurons résolu nos problèmes administratifs. Merci de votre patience. N'oublions pas que le kyudo est un art Zen et positivons en voyant là l'une des nombreuses occasions de la vie quotidienne ou nous pouvons mettre en pratique se que l'on nous a enseigné.  Comme le dit la fable, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Malheureusement suite à des diffcultés pour la mise en place du nouveau système de prise des licences, la rentrée est encore une fois reportée avec toutes nos excuses.

Les entraînements reprendrons donc le lundi 21 septembre !

Je rappel que les visiteurs sont les bienvenus lors de nos entraînements pour découvrir la discipline et/ou pour s'inscrire.

 Lors d’une dernière rentrée littéraire, plus de six cents nouveaux titres étaient proposés au public. Cette surabondance d’œuvres suggéra à l’un des auteurs présents cette remarque amusée et ironique : « Il y aura bientôt une moitié de la France qui écrit pour une moitié qui ne lit pas ! »

 Pourtant, les éditeurs ne sont pas des philanthropes ; s’ils éditent, c’est qu’ils vendent !

 Donc, il y aurait peut-être plus de lecteurs que l’on veut bien dire et le pouvoir du « beau livre » en tant qu’éveilleur d’âme ne me paraît pas fané.

 Depuis mon entrée au collège, je suis un boulimique de lecture et certains écrits ont déclenché en moi un désir de quête qui ne m’a jamais quitté.

 Le premier gros déclic fut provoqué par la lecture d’un numéro de la revue Planète (N° 12 que je garde précieusement). C’était pour l’époque une très belle et très riche revue. Le texte et les illustrations vous entraînaient dans un monde onirique.

 

Dans ce fameux N°12, j’ai découvert la philosophie du Zen japonais, expliquée surtout par l’esprit qui animait encore la pratique de certains arts traditionnels : ikebana (art floral), calligraphie,  la pensée de grands maîtres du Tchan (l’ancêtre chinois du Zen) et surtout un article sur le Kyūdo, le tir à l’arc traditionnel japonais.

 Je me dépêchai de commander « Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc » de Herrigel et « La Voie des Fleurs » de Gusty L. Herrigel.

 « Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc » de Herrigel est un tout petit livre sans aucune illustration. L’auteur était un diplomate allemand, délégué au Japon pour plusieurs années.

 Pour mieux comprendre l’esprit et la culture des gens qu’il allait fréquenter, il décida de se faire initier à une pratique traditionnelle japonaise. Ayant auparavant pratiqué le tir à la carabine, il pensa que le tir à l’arc aurait quelques similitudes. Sa femme choisit l’ikebana ou art floral.

 Après des années d’un apprentissage intransigeant et déroutant, il obtint un « diplôme de maîtrise » calligraphié par son maître. (A l’époque, le système des « dans » n’existait pas encore)

 Puis, à la fin de son mandat, il regagna l’Allemagne. On pourrait penser qu’il allait faire profiter les occidentaux de son expérience en ouvrant un dōjo et en transmettant son savoir.

 Eh bien non ! Rien ! Herrigel ne forma jamais un seul élève.

 Pourquoi ? La crainte de ne pas être à la hauteur ? La pensée que la mentalité européenne hyper-positiviste n’accrocherait pas ? Nous ne le saurons jamais.

 Mais il raconta son expérience dans un petit livre « Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc » qui provoqua une véritable décharge magnétique dans les esprits occidentaux.

 Pour en revenir à l’intitulé de ce texte, pourquoi une telle réaction ?

 Si ce livre s’était banalement intitulé « La Pratique du tir à l’arc japonais » ou « La Pratique du Kyūdo » aurait-il déclenché un tel engouement ? Certainement pas ! Ce qui provoqua ce déclic quasi magique, c’est le mot « chevaleresque ».

 Chevaleresque, chevalier, chevalerie, honneur et vertu !

 Ce mot avait encore un pouvoir capable de faire vibrer les souvenirs et les volontés des européens.

 Pourtant, ils étaient bien loin des compagnons de Jeanne d’Arc dans cette Europe d’où l’on avait chassé les vieilles aristocraties guerrières pour installer à leur place la bourgeoisie et le règne de l’argent et du profit.

 De plus, deux guerres mondiales fratricides et meurtrières dans leur technicité inhumaine, avaient effacé les actes d’héroïsme individuel. Alors apprendre que, quelque part encore dans le monde, existait un art martial se réclamant de l’esprit de chevalerie, voilà qui avait de quoi surprendre et attirer les derniers hommes qui refusaient de vivre couchés !

 Mais au Japon, le Bushido, code du samouraï, n’était pas si lointain ! La caste des bushis fut abolie en 1875, peu après la révolution Meiji de 1868.

 A l’époque où Herrigel séjourna au Japon, il restait encore des témoins descendant de ces grands clans de guerriers. Maître Awa, le professeur de Herrigel, était le disciple de Maître Honda, fondateur de l’école du même nom, une des plus célèbres du Japon.

 Vous vous demandez bien sûr si j’ai réagi de la même façon Eh bien oui ! Une fois le livre refermé, intérieurement je me dis : « Un jour, tu pratiqueras le Kyūdo ! »

 Plus facile à dire qu’à faire ! En 1965, il n’y avait de dōjo qu’à Paris.

 Mais j’avais fait le premier pas sur la voie abrupte du Zen et revenir en arrière était impossible.

 Au cours d’une semaine franco-japonaise, la maison de la culture de la ville organisait tous les soirs, pendant une semaine, un séminaire d’initiation à l’ikebana.

 Je fus très attentif et continue aujourd’hui à pratiquer cet art et, comme je le dis à chaque fois que l’on me complimente pour un bouquet : « C’est la Nature qui a fait le bouquet. »

 Ensuite, muté à Poitiers, je pus pratiquer le karaté-do et l’aïkido.

 Ce fut au hasard d’une rencontre que j’appris l’existence d’un club de Kyūdo à Limoges.

 Là commençait le nouveau chemin tant souhaité !

 C’est une bien petite histoire ! Puisse-t-elle vous convaincre qu’un livre, un titre, peut changer le destin d’un homme.

 Alors laissez tomber un peu vos tablettes et retournez scruter les rayons des libraires, tant qu’il en reste, et vous trouverez un jour, j’en suis sûr, un éveilleur de conscience qui changera votre vue du monde et votre vie.

 Bonne chance !

 Jean-Noël Girod

La rentrée de Yumiya aura lieu, normalement, le lundi 14 septembre pour cette saison 2015/2016.  Après quelques difficultés avec le nouveau système de prise de licence nous devrions enfin pouvoir démarrer les entraînements. Dans le cas contraire tous les adhérents seront bien ententdu avertis par mail.

La journées des associations à été comme toujours l'occasion de prendre contact avec les habitants de Saint Benoît pour leur faire découvrir notre activité peu commune. Malheureusement nous n'avons pu mettre en place les initiations et démonstrations habituelles dans le même temps. Un grand merci aux bénévoles qui ont donné de leur temps pour tenir le stand et pour faire le grand nettoyage du dojo.

Bilan très positif pour ce stage national.

De nouveaux gradés, des participants dynamiques, nous tenons à remercier tout les kyudojins qui sont venu. Nous avons eu la chance d'accueillir le senseï Michel Martin qui nous à fait benéficier de son experience et de ses conseils. Il manque plusieurs personnes sur la photo qui n'a été prise que le dimanche, nous nous excusons pour cela.

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